MIAM Festival – Jardins nourriciers, jardins émancipateurs : visite, film et rencontre

Dans le cadre du MIAM Festival, proposé par la Métropole de Lyon, et dédié à l’alimentation, du samedi 12 au dimanche 27 octobre.

Une double programmation dédiée aux jardins urbains – qu’ils soient familiaux, partagés et d’insertion – avec une visite des plus anciens jardins ouvriers de Lyon, créés en 1916 à Gerland, suivie d’une projection-rencontre à la Maison de l’environnement autour du documentaire La Jungle étroite, en présence de Gautier Chapuis, délégué au Maire de Lyon en charge notamment des jardins urbains.

Mercredi 16 octobre

A 17h15, Visite des jardins familiaux de Gerland – section Le Livre

« Le livre » est la plus ancienne section (1916) de l’Association des Jardins Ouvriers Communaux de Lyon. Ces jardins ont été créés à l’époque par des ouvriers imprimeurs sur un terrain appartenant aujourd’hui à la ville de Lyon. Ils jouxtent le parc de Gerland. Nous proposerons un court historique des lieux et une visite des jardins. La promenade se terminera par un temps d’échange avec les participant.es sur l’une des parcelles, autour de ce lieu, des plantes, de pratiques du jardinage…

Adresse : Jardins de Gerland, 20 allée Pierre de Coubertin, Lyon 7. Métro Stade de Gerland (5 minutes à pied). Nous pourrons ensuite aller ensemble, pour celles et ceux qui le veulent, à la Maison de l’environnement pour la projection et rencontre.

Inscription gratuite, avec possibilité de faire un don en conscience, à l’association. Durée : environ 1h. Pour tous publics (enfants dès 7 ans, sous la responsabilité de leurs proches) 

Inscriptions ici

A 19h à la Maison de l’environnement : Rendez-vous Cosmos – Film & rencontre

En présence de Gautier Chapuis, Délégué au Maire de Lyon en charge de la Végétalisation, la Biodiversité, la Condition Animale et l’Alimentation.  

La Jungle étroite de Benjamin Hennot (Belgique, 2013, 57min, coul)

L’association Fraternités ouvrières, à Mouscron en Belgique, ce sont des jardins-vergers sauvages, un grainier comptant six mille variétés de semences, des cours et des ateliers gratuits. Son passeur, porte-parole et cheville ouvrière, c’est Gilbert. Tous les jardiniers curieux de Lille, Bruxelles ou Gand, tous ceux et celles qui veulent lier social et jardinage passent là pour se frotter à sa parole et à son jardin, roboratifs et luxuriants.

A l’issue de la projection, nous échangerons avec Gautier Chapuis, Délégué au Maire de Lyon en charge de la Végétalisation, la Biodiversité, la Condition Animale et l’Alimentation.  Ce sera l’occasion d’évoquer la pratique du jardinage en ville, à travers les jardins ouvriers, familiaux et collectifs et leur histoire, d’explorer leur dimension d’éducation populaire, leur potentiel d’émancipation, leur dimensions politique et sociale, et leur dimension nourricière, ainsi que l’implantation de vergers en milieu urbain.

Adresse : L’entrée de la Maison de l’Environnement se trouve entre le 12 et le 14 avenue Tony Garnier (Lyon 7). Accès : Métro B (Debourg ou Stade de Gerland) ou tram T1 (Tony Garnier).

Inscriptions à prix libre ici

Programmation dans le cadre du MIAM Festival, proposé la Métropole de Lyon, en partenariat avec Le Passe-jardins, La Maison de l’environnement et Les Jardins ouvriers de Gerland – section le Livre

En savoir plus au sujet du film :

Benjamin Hennot, réalisateur de La Jungle étroite (également réalisateur de La Bataille de l’eau noire, programmé en 2022 par Cosmos, autour des grands projets inutiles) : « Je fréquentais les Fraternités ouvrières, qui est un lieu dédié à l’éducation populaire. Au début des années ’70, ils se sont passionnés pour le jardinage bio. Au départ, ils voulaient « couper l’herbe sous le pied du bio petit-bourgeois », je cite, c’est comme ça qu’ils présentaient les choses. Mais le but était avant tout de se renforcer par le biais du partage. Ils ont fait aussi des achats groupés, ils ont acheté des arbres ensemble. Ils ont ensuite mis sur pied un grainier. Ils achetaient les semences en gros et confectionnaient des petits sachets qui étaient alors accessibles à très bas prix pour tous les membres. Il fallait que ce soit accessible et populaire. Souvent le bio a une connotation liée aux gens cultivés, bourgeois. Tout le monde peut ne pas s’y sentir à l’aise. Aux Fraternités ouvrières, ils ont toujours su garder une texture populaire, jusque dans les matériaux : les boîtes qu’ils utilisent sont des fonds de boîtes de croquettes pour chats. Ils sont dans la vrai récup’. (…) Aux Fraternités ouvrières, ils ne font pas de la production. Ils n’essaient pas de te vendre une production éthique ou biologique. Ils te disent : « Vas-y, expérimente ». C’est une incitation à expérimenter l’autonomie.

Ils veulent le bonheur pour tous. Donc ils organisent ce qu’ils appellent des réunions où on échange les savoir-faire, les différentes expériences de jardinage. Les réunions ont remporté de plus en plus de succès, avec la montée de la permaculture. Et surtout, leur grainier est devenu énorme, avec 6.000 variétés de semences, dont 800 variétés de tomates, pour te faire une idée. Tous les jardiniers un peu curieux et ouverts se sont rués là-bas.

Le jardin de Gilbert, c’est une vitrine de l’abondance. Il y a mis un maximum de biodiversité pour qu’on se rende compte que des kiwis ou des kakis, ça peut pousser en Belgique. Pour nous donner le goût de planter des arbres. Surtout pour le milieu ouvrier, qui a été tenu longtemps éloigné de l’horticulture. Il dit aux gens : même sur un petit terrain, il y a moyen d’avoir des fruits et légumes de luxe, et de façon économique. »

En partenariat avec